Cancer de la prostate


Cancer le plus fréquent chez l’homme âgé de plus de 50 ans

Classification TNM de l’OMS
- localisés (N0M0)
T1 : non palpable et non visible en imagerie
T1a : < 5% cellules malignes sur les copeaux de résection
T1b : > 5% cellules malignes sur les copeaux de résection
T1c : cellules malignes découvertes sur biopsie
T2 : palpables au TR et limités à la glande prostatique
T2a : < 50% d’un lobe
T2b : > 50% d’un lobe
T2c : atteinte des deux lobes
- avancés :
T3 : extension aux tissus péri-prostatiques, voire aux glandes surrénales
T4 : fixés ou étendus aux organes adjacents (col vésical, sphincter vésical externe, rectum, muscles élévateurs, paroi pelvienne)
N1 : si atteinte ganglionnaire
M1 : si métastase(s) à distance

Classification histologique de Gleason
Score basé sur la différenciation évaluée de 1 à 5 selon les deux grades les plus représentés :
≤ 6 : bien différenciés
7 : moyennement différenciés
≥ 8 : peu différenciés

Histoire naturelle des cancers localisés
- formes bien différenciées : peu d’effet sur la survie (cancer évolutif après 20 ans une fois sur 8 avec une mortalité de 9% par cancer de la prostate)
- formes peu différenciées (peu fréquent) : 11% de décès par cancer de la prostate après 5 ans

Dépistage
- par le dosage du PSA et le toucher rectal (étude américaine) : pas d'effet sur la mortalité
- par le dosage du PSA (étude européenne portant sur 182 000 hommes âgés de 50 à 74 ans inscrits sur les registres de 7 pays): le taux de décès par cancer de la prostate dans le groupe « dépistage» comparé au groupe « contrôle » (médiane de suivi de 9 ans) est de 0,8 (IC 95 % : 0,65 à 0,98 ; p = 0,04). La différence de risque absolu est de 0,71 décès pour 1 000 hommes : 1 410 hommes auraient eu besoin d´être dépistés et 48 cas supplémentaires de cancers de la prostate auraient eu besoin de traitement afin de prévenir un décès par cancer de la prostate.

Diagnostic
- échographie transrectale avec biopsie ou examen histopathologique de copeaux de résection de prostate
- dosage du PSA : controversé

Principes du traitement
Cancer intracapsulaire
-premier choix : prostatectomie radicale ou radiothérapie externe
-chez les patients âgés de 75 ans au plus ou en cas de comorbidité réduisant l'espérance de vie : attente avec surveillance
Cancer métastasé
-première ligne :
° premier choix : castration chirurgicale ou médicamenteuse (agonistes de la gonadoréline ou LH-RH : busériline, gosériline, leuproréline, triptoréline
effets indésirables de la castration chirurgicale : impuissance, troubles psychologiques, bouffées de chaleur, gynécomastie
effets indésirables de la castration médicale : nausées, douleurs abdominales, bouffées de chaleur, troubles sexuels, gynécomastie, poussées hypertensives, oedème
risque d'une activation de la tumeur en début de traitement avec rétention urinaire, aggravation des douleurs osseuses, compression médullaire.
° autre option : castration associée aux antiandrogènes périphériques non stéroïdiens (bicalutamide, flutamide, nilutamide)
effets indésirables : nausées, diarrhées, bouffées de chaleur, troubles sexuels, gynécomastie, atteinte hépatique,troubles cutanés.
-deuxième ligne :
° antiandrogènes périphériques stéroïdiens : cyprotérone
° chimiothérapie : docétaxel + prednisone
-métastases osseuses : radiothérapie, strontium 89, diphosphonates


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