Douleurs neuropathiques
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D’après l’exposé du Dr Villard lors de la réunion du GOLF à Metz en mars 2004


Encore appelées douleurs neurogènes ou de désafférentation

Classification

    douleurs nociceptives : à partir des nocicepteurs périphériques
  • selon l’organe lésé : spasmes (organe creux), douleurs mécaniques, rythme inflammatoire
  • pas de topographie neurogène
  • pas de lésion du système neurologique
    douleurs neuropathiques : liées à lésions neurologiques sur les voies de la sensibilité sans stimulation des nocicepteurs
  • douleurs spontanées : continues (brûlures, crampes, fourmillements…) ou paroxystiques (décharges électriques, élancements, coups de poignard…)
  • douleurs provoquées : hyperalgésie (réaction exagérée) ou allodynie (par stimulus non douloureux)
  • topographie neurologique : tronculaire, radiculaire ou plexique (selon la voie de la sensibilité lésée)
  • signes neurologiques sensitifs déficitaires : anethésie, hypoesthésie
    douleurs psychogènes : sémiologie psychiatrique
  • hystérie, dépression, hypochondrie
  • sine materia (pas de lésion)
  • description imagée ou imprécise

Traitement

    Médicamenteux
    1. Antidépresseurs :
  • Tricycliques (nombreux effets secondaires) : amitriptyline (Tryptizol R ), imipramine (Tofranil R), désipramine (Pertrofan R), clomipramine (Anafranil R) : débuter à 15 mg à augmenter par palier de 5 mg jusqu’à ~ 75 mg
  • inhiteurs récepteur à la sérotonine (peu d’effets secondaires) : paroxétine (Séroxat R)
    2. Anticomitiaux
  • clonazepam (Rivotril R)
  • carbamazépine (Tégrétol R)
  • Gabapentine (Neurontin R) : 200 mg 3 x/j (à augmenter jusqu’à 900 ou plus /j). Conditions de remboursement limitées. Effets secondaires : somnolence, ataxie, sensations vertigineuses, nervosité, agressivité, nausées-vomissements
    3. Opiacés
  • action rare et incomplète (15% des cas)
  • tramadol (Contramal R) : actif sur les voies sérotoninergiques
    4. Divers
  • anesthésiques locaux
  • anesthésiques par voie générale (xylocaïne en perfusion)
  • Ketamine (Ketala R r) : en cas d’hyperalgie chronique
    Non médicamenteux
  1. Décompression : chirurgie, radiothérapie, corticothérapie
  2. Neurochirurgie : à éviter si possible
  3. Neurostimulation : TENS, cordonale, thalamique, corticale
  4. Rééducation fonctionnelle
  5. Relaxation


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